lundi 18 juillet 2016

Palimpsestes, Gérard Genette

Résumé : Dans cet ouvrage, Gérard Genette expose les différentes manières dont un texte peut renvoyer à un autre. Références, hypotextes, hypertextes, tout ça est bien compliqué mais expliqué à l'appui d'exemples, de citations et d'ouvrages aussi divers que le roman, le théâtre ou la littérature moderne. Un grand classique du genre dont tous les étudiants en littérature ont entendu parler à propos de la transtextualité.

Quatrième de couverture : Un palimpseste est, littéralement, un parchemin dont on a gratté la première inscription pour lui en substituer une autre, mais où cette opération n'a pas irrémédiablement effacé le texte primitif, en sorte qu'on peut y lire l'ancien sous le nouveau, comme par transparence. On entendra donc, au figuré, par palimpsestes (plus littéralement : hypertextes ), toutes les œuvres dérivées d’une œuvre antérieure, par transformation ou par imitation. De cette littérature au second degré, qui s’écrit en lisant, la place et l’action dans le champ littéraire sont généralement, et fâcheusement, méconnues. On entreprend ici d’explorer ce territoire. Un texte peut toujours en lire un autre, et ainsi de suite jusqu’à la fin des textes. Celui-ci n’échappe pas à la règle : il l’expose et s’y expose. Lira bien qui lira le dernier.

Mon avis : Gérard Genette, grand critique littéraire, se moque de l'érudition. Toutefois, son ouvrage ne s'adresse pas à n'importe qui ; que ce soit pour la compréhension du vocabulaire employé (avis à tous les étudiants en littérature, vous allez bouffer des figures de style) ou pour le nombre de références aux auteurs classiques (une bonne culture littéraire est requise pour comprendre toutes les subtilités loin d'être développées). Une fois ces difficultés maîtrisées, le lecteur averti prendra plaisir à aller au fond des choses, à décortiquer les analyses de Genette, à goûter ses jeux de mots et autres calembours. Il pourra même apprécier la découverte du côté gai luron chez Proust (qui l'eût cru ?). Pour les autres, la lecture sera plus fastidieuse, voire ennuyeuse.
Le sous-titre de l'ouvrage La littérature au second degré est assez évocateur. Le double-sens met en évidence l'humour de l'auteur ainsi qu'évidemment l'analyse littéraire en elle-même. "Cet état de choses montre, au figuré, qu'un texte peut toujours en cacher un autre, mais qu'il le dissimule rarement tout à fait". Le ton est donné.

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