jeudi 27 octobre 2016

Antigone / Britannicus, Racine


Afficher l'image d'origineRésumé : Andromaque veuve inconsolable d'Hector est aimée de son geôlier Pyrrhus, roi d'Epire. Pyrrhus se damnerait pour obtenir le coeur d' Andromaque alors que sa promise, Hermione lui est tout acquise. Oreste, dépêché en Epire par l'armée grecque arrive comme un chien dans un jeu de quille, amoureux éperdu d'Hermione, il espère ramener sa belle et ne verrait pas d'un mauvais oeil un rapprochement entre Andromaque et Pyrrhus. 
Britannicus relate la triste fin du fils naturel de Claude, assassiné par son « demi-frère » Néron, qui commence alors tout juste à régner. Outre la figure de Britannicus c'est ainsi également à celle de l'empereur que s'intéresse l'auteur, et plus précisément au tournant qui révélera sa véritable nature : son amour pervers pour Junie, la femme de son demi-frère.

Quatrième de couverture : Crée le 17 novembre 1967, Andromaque a connu un succès sans précédent, imposant Racine comme le véritable continuateur des tragiques grecs et comme un maître de l'art dramatique. A l'opposé des modèles héroïques cornéliens, Racine fonde le déclenchement de la tragédie, son déroulement inéluctable et son dénouement fatal sur les faiblesses et les imperfections humaines, sur les hésitations, les doutes et les tourments de ses personnages. Cette démarche extrêmement moderne culmine à la fin du dernier acte avec la folie d'Oreste, laquelle allie un climat d'effroi mythique à une précision clinique impressionnante.
Deux ans après, Racine donnait avec Britannicus sa première pièce "romaine", s'attachant à ce cas de "monstruosité" psychologique que constitue le destin de Néron. Sans doute s'agit-il ici plus d'un drame que d'une tragédie, au sens originel du terme. Cette pièce n'en est pas pour autant moins fascinante, moins "racinienne" que la précédente et l'on admirera une fois de plus avec quelle économie de moyens son auteur éclaire les zones les plus obscures du coeur humain.
 
Afficher l'image d'origineMon avis : J'ai pris énormément de plaisir à lire ces deux classiques de la littérature. Et ne vous braquez pas parce que ces pièces peuvent être étudier en cours. La composition des vers est magnifique, l'histoire est palpitante poussée par une belle intensité dramatique. Beaucoup considèrent d'ailleurs Andromaque comme la meilleure œuvre de Racine. Le choix du vocabulaire est subtile et permet au lecteur de ressentir la passion, la jalousie, le désespoir des personnages. Evidemment, on comprend que la pensée racinienne ait à tous prix exigé la survie d'Astyanax : cela simplifiait pas mal l'intrigue et unifiait le thème, l'exemplarité d'une mère qui sacrifie la douleur d'avoir perdu un époux bien-aimé pour préserver la vie de l'enfant qu'il lui a laissé. Voilà qui, sans conteste, est racinien.
Quant à Britannicus, ce n'est pas tout à fait pareil... Britannicus est un personnage assez insipide et naïf mais vis-à-vis duquel l'auteur parvient à nous faire ressentir beaucoup d'empathie parce qu'on le sent fragile, parce qu'on constate qu'il a subi beaucoup d'injustices, parce qu'il ne pense pas à mal et qu'il se montre prêt à pardonner à ses oppresseurs. Bref, le personnage intéressant ici c'est le méchant Néron de qui vient toute l'intrigue dramatique. Plaisant à lire pour la beauté du lyrisme mais je dois avouer que la trame amoureuse ne m'a pas beaucoup intéressée.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Veuillez rester poli et courtois